LE PROGRAMME TUNISIEN D'ERADICATION DU PALUDISME

LA GENÈSE DU PROGRAMME (P.N.E.P)

 

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LA RECONNAISSANCE GEOGRAPHIQUE ] ANOPHELES DE TUNISIE ] LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE ] LUTTE ANTIVECTORILLE ] LUTTE CONTRE LE PARASITE ] LES ANTIPALUDIQUES ]

LA LUTTE BIOLOGIQUE

INTRODUCTION :
 

L’utilisation des prédateurs dans la lutte anti-moustique est pratiquée depuis longtemps. Les larves de moustique sont des proies habituelles d’autres larves d’insectes aquatiques, mais aussi de quelques vertébrés. Le plus promoteur de ces prédateurs est un poisson larvivore : Gambusia affinis. C’est un petit poisson originaire de l’Amérique du Nord. Il a été introduit et bien acclimaté en Tunisie dès 1929 et ce dans le but de contribuer à la destruction des larves d’anophèles, et donc de lutter contre le paludisme.

Jusqu’à lors, ce poisson est considéré parmi les moyens de lutte anti-moustique les plus efficaces et qui mérite d’être maintenir. D’ailleurs, plusieurs barrages et lacs collinaires dans quelques régions sont ensemencés par ce poisson. Il ne faut pas passer sans signaler l’expérience de la région de Nabeul dans ce domaine qui a montré des résultats très encourageants.

PROBLÉMATIQUE :

Le développement agricole qu’a connu la Tunisie a eu une répercussion sur les modes d’exploitation et de gestion des ressources hydrauliques . C’est ainsi qu’une nouvelle stratégie de conservation d’eau et du sol a pris une grande ampleur, par la construction des barrages et des lacs. A partir de 1990, un projet (eau 2000) a été fondé par le ministère d’Agriculture et qui projette la construction de 1000 barrages et lacs collinaires pour mobiliser 50 millions m3 d'eau .

Ces ouvrages ont une grande répercussion sur le milieu physique, humain et biologique. Ils sont propices pour le développement d’une forme culicidienne et spécialement anophélienne importante. Les propriétés, favorables à ces espèces, sont offertes par la qualité physio-chimique de ces eaux, l’installation de végétation sur les bords et la présence d’agglomération humaines proches à ces points d’eau.D’ailleurs les prospections de ces lacs ont montré qu’elles sont positives en larves d’anophèles et même des espèces qui fus considéré vectrices du paludisme, un contrôle de la densité culicidienne est donc indispensable pour éviter toute éventuelle reprise de la transmission du paludisme.

 

 

JUSTIFICATION DU CHOIX DE LA MÉTHODE DE LA LUTTE :

L’objectif fondamental d’un lac ou un barrage collinaire est l’irrigation de complément des cultures pratiquées dans les terres agricoles avoisinantes. Ces lacs peuvent servir aussi à l’abreuvement du cheptel et à l’alimentation en eau des besoins domestique et même en industrie. La lutte contre les larves de moustique dans ces plans d’eau doit tenir compte de ces utilités.

Pour cela la lutte biologique par les gambusies est la méthode recommandé vu ses caractéristiques recommandé :

 
  • C’est un moyen biologique qui ne présente pas de risque pour la santé humaine ainsi que pour l’environnement.

  • La grande plasticité écologique que possède ce poisson et qui lui permet de s’adapter à la majorité des collections d’eau naturelles ou artificielles, excellentes gîtes à moustique.

  • La prolifération rapide et importante de ce poisson : une femelle peut donner des alevins toutes les 3 à 5 semaines sur une période de 4 mois (Juin - Septembre) avec une fécondité moyenne de 30 à 50 alevins par portée.

  • Le coût bas de cette méthode : ces poissons sont répandu dans la majorités des collections d’eau leurs pèche ne nécessite pas un matériel sophistiqué.

  • La facilité de l’application de cette méthode.

  • - L’efficacité prouvée par l’expérience sur le terrain et par les études de recherche.

 

ACTIONS A ENTRETENIR :

 

1. Au départ, il est nécessaires de constituer une connaissance de l’état actuel des gîtes empoissonnés dans les différentes régions. Il faut savoir :

  • Le nombre de gîtes ensemencés

  • La nature des gîtes ensemencés

  • L' efficacité

  • Les Problèmes envisagés (échec de l’empoissonnement, inefficacité absence de stock de poisson.)

Selon ces données initiales, les recommandations et les solutions adéquates seront proposés.

2. Recensement des gîtes potentiels d’anophèles (barrages, lacs collinaires et autres) à fin d’établir une carte écologique actualisée de tous les gîtes à anophèles

Pour ces fins, 2 formulaires seront préparés : la première servira pour le contrôle et le suivi des gîtes au niveau régional et la deuxième à remplir et à envoyer à la direction centrale pour établir le rapport récapitulatif de la situation en matière de lutte biologique.

3. Ensemencement des gîtes non empoissonnés.

4. Suivi régulier des gîtes anciennement et nouvellement empoisonnés pour s’assurer de la réussite de cette intervention (contrôler le niveau de l’eau, la présence des prédateurs de gambusies, présence de pollution .)

5. Constitution d’un stock de gambusie dans chaque région qui doit être maintenir pour approvisionner les nouveaux ouvrages hydrauliques qui seront réalisés Dans la région et pour un éventuel ré-ensemencement

6. Recyclage et formation de personnel concerné dans ce domaine (certains sont déjà initiés lors des journées d’initiation dan le domaine de l’entomologie du paludisme qui a eu lieu en Octobre 99 à Monastir.

7. Constitution et réactivation des équipes entomologiques au niveau régional qui recueillent les données sur le terrain au niveau de leurs régions et assurer ensuite eux même les actions de lutte et de surveillance ainsi que d'autres activités entomologiques (Leishmaniose, lutte anti-scorpionique).

8. L'association est l'utilisation d’autres méthodes de lutte (physique ou autres) selon les circonstances et les recommandations de la situation : les travaux d’assainissement consistant à l’élimination de la végétation bordante méritent d’être appliqués parallèlement à la lutte biologique.

9. Pour les gîtes temporaires de dimension réduite, la méthode de lutte par les prédateurs n’est pas aussi efficace. On encourage l’utilisation d’autres méthodes, selon les propriétés de ces gîtes, qui seront plus satisfaisantes.

 

EN CONSRTUCTION

 

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